Il faudra repartir

Il faudra repartir, même si les étapes sont belles…


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Japon, Miyajima : sur le Mont Misen

Tout avait pourtant bien commencé pour ce séjour à Miyajima [宮島], avec une arrivée sous le soleil. Malheureusement, le deuxième jour, le temps s’est gâté! Nous avions prévu ce jour-là de faire une longue promenade sur le Mont Misen [弥山], le point culminant – 535 mètres – de l’île. Au début, pas de problème : marche d’approche et montée en téléphérique sous un ciel couvert, mais rien de bien menaçant. La pluie a commencé à tomber – fine, tout d’abord, puis de plus en plus drue au fil des heures – au moment où nous sommes sortis du téléphérique… Autant dire que la marche jusqu’au Daisho-In, au pied du Mont Misen, n’a pas été des plus agréables!

Mais pas de regrets, la ballade, la forêt, la vue sur la mer intérieure, les rochers qui émergent de la brume, les temples et sanctuaires qui apparaissent aux détours du chemin comme autant de refuges, les regards curieux des daims, les rivières qui se jettent en cascades valent bien plus que quelques gouttes et des vêtements trempés!

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Japon, Miyajima : le rouge d’Itsukushima

Miyajima, 7 – 9 août 2014.

En arrivant en ferry sur l’île de Miyajima [宮島] depuis Miyajimaguchi [宮島口], c’est bien sûr le sanctuaire d’un rouge vermillon, Itsukuhima-Jinja [厳島神社], qui semble reposer sur les flots, et ce célèbre torii « flottant », tant de fois imaginé, que l’on veut voir, que l’on voit en premier. Se promener dans le sanctuaire, sur le bord de mer alentour, et dans les ruelles de Miyajima-Cho [宮島町], est plus qu’agréable – malgré les daims, aussi peu farouches que ceux de Nara, toujours prêts à fouiller dans les poches ou à arracher des mains avec leur museau tout ce qui peut se manger (et parfois même le reste…).

A la fin de la première journée, le coucher de soleil sur la mer intérieure, avec le torii en toile de fond, restera l’un des plus beaux souvenirs de ce voyage au Japon. A la nuit tombée, alors que l’île se retrouve désertée par la plupart des touristes, nous dînons -très bien- dans le seul izakaya [居酒屋] ouvert tard le soir, Mame-Tanuki [まめたぬき]. Le retour au ryokan se fait de nuit, en longeant encore une fois la mer : le spectacle est différent, le sanctuaire et la torii sont magnifiquement éclairés.

Le lendemain ne sera malheureusement pas aussi beau, la pluie venant s’occuper de nous tremper des pieds à la tête pendant la randonnée sur le Mont Misen…


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Japon, Nagasaki

Nagasaki, 5 août 2014.

Petite escapade d’une journée à Nagasaki [長崎市] depuis Fukuoka. Nous avions réservé une visite de l’île de Gunkanjima [端島] en arrivant – mais le Limited Express Kamome 787 en a décidé autrement, en mettant près de 4h pour faire un trajet prévu en 2h10! Un bien pour un mal, peut-être, qui nous a permis de nous concentrer sur cette ville charmante, au si lourd passé… La déception Gunkanjima oubliée devant une copieuse assiette de Champon [ちゃんぽん], nous commençons la visite de la ville par le quartier de Dejima [出島] en longeant le port au son des semi, pour rejoindre ensuite en tramway le terminus de Shokakuji-Shita. Sur les hauteurs de la ville se dressent nombre de temples et sanctuaires : on se limitera à deux, le Sofuku-Ji [崇福寺], splendide temple Zen aux couleurs rouges et à l’architecture chinoise, et le Tomeizan Kofuku-Ji [東明山興福寺], trésor national fondé en 1624…

En descendant vers la ville, nous traversons la rivière Nakashima-gawa et sa succession de ponts, dont le symbolique Meganebashi [眼鏡橋], en forme de lunettes avec son reflet dans l’eau, qui était le plus vieux pont en arches de pierres du Japon, datant quand même de 1634… Avant d’être détruit par des inondations en 1982 et d’être reconstruit avec les pierres retrouvées! Puis, d’un nouveau coup de tramway, nous remontons au nord de la ville, dans le quartier d’Urakami, épicentre du bombardement atomique du 9 août 1945. Le Mémorial de la Paix est surprenant, vaste bâtiment souterrain de béton et de verre, aux lumières tamisées, promenant lentement les visiteurs jusqu’à l’émouvante salle du souvenir, aux douze piliers de lumière.

A quelques centaines de mètres de là se trouve le Sanno-Jinja [山王神社]. Deux symboles : en haut d’une volée de marches, tout d’abord, l’unique pilier encore debout d’un torii, l’autre arraché par le souffle, et à l’entrée du sanctuaire, deux camphriers gigantesques, survivants de la bombe et toujours présents, de nouveau feuillus…

C’est difficile, le soir venu, de s’arracher au charme de cette petite ville… Nagasaki méritait certainement plus d’une journée pour se fondre dans ses rues, sur son port, et la découvrir plus en profondeur.


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Japon, Fukuoka : pour quelques temples et sanctuaires de plus

Fukuoka, 4 – 7 août 2014.

Il n’y a pas que le Kushida Jinja à Fukuoka, d’autres temples, sanctuaires, jardins valent le détour. Même si l’accès à l’ensemble du Sumiyoshi-Jinja [住吉神社] n’était pas possible le jour de notre visite, même si les jardins du Shofuku-Ji [聖福寺] étaient en partie inondés suite aux pluies diluviennes de la veille et du matin, nous avons pu en profiter…


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Japon, Fukuoka

Fukuoka, 4 – 7 août 2014.

Sur deux jours, nous avons eu le temps de nous promener dans différents endroits de Fukuoka [福岡市], entre Hakata [博多区] (du côté de la gare JR) et Chuo-Ku [中央区], autour de la station Tenjin, puis plus loin vers le parc Ohori [大濠公園] et le Musée d’Art de Fukuoka. Autant de lieux, autant d’ambiances, passant de l’agitation des grandes artères au calme soudain des petites ruelles, aussi soudainement que la chaleur moite laisse place parfois à une forte averse, le bruit de la pluie couvrant alors celui des semi

Symboles locaux, les yatai [屋台] sont de petites échoppes ambulantes proposant nourriture et boisson, avec six ou huit places sur des tabourets ou sur un banc pour consommer sur place. Vu le nombre de stands recensés (plus de 200 dans la ville), difficile de ne pas trouver son bonheur : nous avions envie de grillades, le bon yatai nous attendait sur la grande artère Meiji-dori. Deux clients étaient déjà assis, la conversation s’est rapidement installée, dans un mélange réjouissant (mais frustrant, car forcément limité) de japonais, d’anglais, de langage des mains… Et la cuisine était très bonne : gyozas [餃子] préparés à la demande, divers yakitori [焼き鳥], champignons grillés, le tout accompagné de bière et d’ume-shu [梅酒]…

Nous avons essayé également une chaîne de tonkotsu ramen [ラーメン], Ichiran. La particularité? On y déguste sa soupe de nouilles dans un box, concentré sur son bol, à l’abri du regard des autres! A l’entrée, un formulaire permet de personnaliser chaque ingrédient de la soupe : bouillon plus ou moins gras, épaisseur et cuisson des pâtes, quantité de ciboule et de piment, etc…