Il faudra repartir

Il faudra repartir, même si les étapes sont belles…

Japon, Koyasan : Rosoku Matsuri, à la lueur des bougies

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Koyasan, 13 – 15 août 2014.

Voila, nous avons quitté Okayama [岡山市] et son magnifique jardin, pour prendre la route du Koyasan [高野山], site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le trajet n’est pas des plus simples, loin de là. D’abord une quarantaine de minutes de Shinkansen – avec, en passant, une vue splendide sur le château d’Himeji – vers la gare de Shin-Osaka [新大阪駅], ou nous laissons la grande valise à la consigne (très bonne idée, comme nous le verrons par la suite). Puis un coup de métro, toujours bondé à la mode d’Osaka, pour aller à la station de Namba. De là, nous prenons le Limited Express (le très chouette série 30000) de la Nankai [南海電気鉄道株式会社] pour rejoindre la gare de Gokuraku-Bashi [極楽橋駅], au pied du Mont Koya. Dans les derniers kilomètres, le train grimpe et serpente dans les montagnes, les forêts de cèdres sont magnifiques, et les vues depuis la fenêtre sont… plongeantes! La dernière portion du trajet se fait en funiculaire [鋼索線] : un parcours de 800 mètres, avec 330 mètres de dénivelé, pour arriver à la Koyasan Station [高野山駅].

Un dernier morceau de route, qu’il est interdit de faire à pied (bus obligatoire, donc), permet de rejoindre la ville proprement dite. Pour la première nuit sur place, nous avons réservé une chambre dans une petite auberge très sympa, la Koyasan Gesthouse Kokuu : un cadre très épuré, bois blanc et béton, qui tient du mélange réussi entre l’auberge de jeunesse et le capsule-hôtel, tenue par Ryochi et Yuri, un couple très accueillant. Un vrai coup de cœur!

Et ce soir, le 13 août, c’est le début d’O-Bon [お盆], la fête des morts – un moment très important, où beaucoup de Japonais se retrouvent en famille, voyagent… Ici, au Koyasan, entre les 117 temples bouddhiques et les 200 000 pierres tombales du cimetière de l’Okuno-in [奥の院], se déroule à la nuit tombée le Rosoku Matsuri [ろうそく祭り], le festival des bougies. Une foule compacte vient déposer des milliers de bougies sur les bordures des chemins de pierre qui mènent, depuis le premier pont, au Torodo, le Pavillon des Lanternes. Les petites flammes éclairent les cèdres majestueux, les sépultures, les lanternes de pierre moussues. Une autre tradition consiste à dessiner un idéogramme, un kanji géant, avec de petites lanternes. Cette année, le mot choisi est « prière » : 祈, chacun peut acheter une de ces petites lanternes, écrire un vœu dessus, et participer au tracé du kanji… Toutes ces lumières, dans ce cadre, c’est magique.

Le tout se déroule dans une ambiance très festive, très bon enfant : les stands habituels des festivals sont également là pour prendre une bière, manger un morceau (on y trouve de tout, takoyaki, castellas, yakitori…) se détendre (les jeux de pèche ont beaucoup de succès auprès des plus jeunes) et acheter quelques souvenirs (Hello Kitty omniprésente). Et dès la fin du matsuri, les équipes de nettoyage se mettent à l’ouvrage, pour qu’il ne reste rien des bougies, des traces de cire et des déchets. Au bout de la nuit, s’est comme s’il ne s’était rien passé…

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