Il faudra repartir

Il faudra repartir, même si les étapes sont belles…

Tokyo, enfin

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Tokyo, 17 – 24 août 2014.

Ce dimanche 17 août sonnait la fin de la semaine d’O-Bon [お盆], la fête des morts, une période qui voit nombre de Japonais voyager à travers le pays pour passer quelques jours en famille – et qui donne lieu à quelques festivités émouvantes, comme la cérémonie des lanternes au Koya-San. Le Shinkansen en direction de Tokyo [東京] était donc bien rempli… Et la foule à l’arrivée à Tokyo Station bien présente! L’émotion est là, également : pas loin de dix ans après avoir quitté le Japon, il y a comme une impression de retour à la maison qui nous trotte dans l’esprit…

Les habitudes reviennent vite : prendre la Yamanote [山手線], se déplacer dans Ikebukuro [池袋]… Nous retrouvons même, les yeux fermés, le restaurant de ramen – Kohmen – où nous avions pris notre dernier repas avant de quitter le pays. Ikebukuro ne semble pas avoir beaucoup changé, si l’on met de côté la disparition de cette minuscule ruelle aux ramen (remplacée par un Uniqlo immense et tout récent, qui sera certainement dévalisé avant la fin du séjour) et la fermeture du Toyota Amlux, lieu emblématique du quartier Sunshine 60.

Dans d’autres quartiers, par contre, le changement se fait plus visible : par endroits la flèche de la Tokyo Skytree [東京スカイツリ] apparait; à Yurakucho [有楽町] le ménage a été fait sous les rails de la Yamanote et les échoppes à yakitori enfumées et odorantes, si typiques, ont disparu; Shinjuku [新宿区], enfin, se pare de nouveaux buildings, comme cette magnifique Mode Gakuen Cocoon Tower réalisée par l’architecte Kenzo Tange [丹下 健三]. Ah, Shinjuku… La vue de nuit depuis le Tokyo Metro Government Building [東京都庁舎] est toujours à couper le souffle, et se promener dans le tumulte et les lumières de Yasukuni Dori [靖国通り] et du Kabukicho avant de s’enfoncer dans l’obscurité et le calme (relatifs) de Golden Gai est une expérience… Tout comme la traversée d’Omoide Yokocho dans les fumées et les odeurs de grillades (même si le surnom de cette ruelle, Shomben Yokocho – c’est-à-dire la « rue de la pisse », n’est pas forcément dû au hasard!), qui revient à faire un bond dans un passé qu’on pourrait croire totalement disparu, dissous dans la modernité tokyoïte…

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