Il faudra repartir

Il faudra repartir, même si les étapes sont belles…


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Japon, Okayama : Koraku-en

Okayama, 10 – 13 août 2014.

Avant de quitter Okayama [岡山市] pour notre étape suivante, nous voulions absolument visiter le Koraku-en [後楽園], un jardin japonais de promenade, qui fait partie des « trois grands jardins » [三名園] nationaux. Le jardin est immense, en arrière-plan se détache la silhouette noire (d’un noir de corbeau) du Château d’Okayama [岡山城]. Quelques grues du Japon sont parquées dans une volière à l’entrée du parc – je ne voyais pas ces oiseaux aussi grands… C’est dommage de les voir, là, dans cette cage, bien trop à l’étroit…

Le Koraku-en se compose de plusieurs parties, certaines devant être très belles au printemps (l’explosion des prunus, des cerisiers) ou à l’automne (avec les feuilles rouges des érables). L’été, comme d’habitude au Japon, n’est pas la meilleure période pour profiter de la nature – reste cependant les fleurs de lotus, les libellules… Dans les bassins, quelques belles carpes très colorées font partie du décor. La matinée est à peine entamée, et elles sont déjà à la recherche de zones d’ombres, se glissant sous les rochers pour échapper aux rayons du soleil.


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Japon, Okayama : Kibiji à vélo

Okayama, 10 – 13 août 2014.

Pour la première journée à Okayama [岡山市], nous sommes partis faire une grande promenade à vélo dans la région de Kibiji. Tout d’abord, il faut rejoindre en train la gare de Bizen-Ichinomiya. Puis, après avoir récupéré les vélos de locations (de vieux clous, pas tape-à-l’oeil mais fonctionnels), prendre la direction de Soja [総社市], à une quinzaine de kilomètres de là. Le temps est prometteur, grand ciel bleu depuis le matin – et pourtant, dès la première demi-heure, au sanctuaire Kibitsu [吉備津神社], c’est une belle averse qui nous ralentit un peu… Mais nous laisse amplement le temps de visiter les lieux. Dans une partie reculée des jardins, des jeunes filles s’entraînent au tir à l’arc [弓道], et c’est très beau à voir : lenteur des mouvements, concentration, et fulgurance de la flèche qui s’en va vers sa cible.

Le chemin serpente dans les rizières, entre les villages et les canaux. Temples, sanctuaires, tertres funéraires sont autant d’étapes qui se succèdent au fil des kilomètres. Puis les rizières font place à des zones agricoles : on y croise par exemple des champs de melons, ou des vergers où les fameuses pèches blanches d’Okayama mûrissent à l’abri, individuellement protégées par des cloches en papier. La faune est abondante : aigrettes, hérons dans les rizières, grenouilles et libellules au bord du chemin, semi et papillons, quelques grosses araignées par-ci, par là… La dernière étape en arrivant à Soja est très belle, le paysage est dominé par les cinq étages de la pagode du Bichu Kokubunji [備中国分寺].

Au final, une très belle promenade, un parcours qui peut se faire en deux heures, et qui nous en a pris cinq. Mais il y a tant à voir à chaque étape!